vendredi 3 décembre 2010

Mes excuses par avance si vous n'y comprenez goutte...

Puisque l'heure est à la poésie, je tente ma chance avec quelques vers. Mes chers parents apprécieront, ils n'ont jamais lu une ligne des quelques poèmes que j'ai composés. Nulle recherche côtés syllabes, n'étaient-ce les rimes ici et là. Pas d'alexandrins, de décasyllabes, octosyllabes à l'horizon, ni autres contraintes formelles, juste l'inspiration d'un jour ! Toute réaction est la bienvenue, soyez sans pitié ! :D


Adolescence



L’envol est pris, la brise l’emporte,

Le cœur inonde chaque feuille morte,

Le temps a repris sa course, ravi,

Et la source pleure d’être tarie.


L’enfant n’est plus, place à l’orgueil,

Il jaillit, il danse, il exulte, et accueille

Sa liberté nouvelle ; ses yeux s’abreuvent,

Ses lèvres effleurent le monde.


La tempête est soudaine, le sang afflue,

En un torrent bouillonnant.

L’amour en marche, le cœur l’a cru,

Des ruines émerge un fil d’argent.


Lorsqu’il se rompt dans un orage de douleur,

L’âme se plante le nez au ciel et hurle :

« Mais j’existe ! », dernier élan de candeur.

La colère déchire le jeune crédule.


Il tranche dans le vif mais l’énigme persiste,

L’enfant n’est pas mort et chante sa peine

Et l’oreille se tend pour l’écouter comme il insiste.

Emu, l’arrogant remonte sur scène :


« Ta musique résonne en moi telle un sanglot,

M’enseigne combien encore je suis petit,

Humble enfin devant la vie, devant le beau,

Tes mots et mon souffle respireront en harmonie. »


© Clémence Houriez (2007 ou 2008, probablement)


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