Il faut dire que dans le contexte espagnol des derniers jours, cela ne manque pas de sel. Vous avez sans doute vu et entendu que l'armée espagnole était allé chercher les contrôleurs en grève sauvage dans un hôtel de standing par la peau du (voilà.... du dos, c'est ça !). Moment d'intense bonheur, délicieuse revanche sur tous ces grévistes fumistes qui nous brisent le potiron dans diverses géographies à travers les âges !! Tout fonctionnaires qu'ils sont, ils gagnent 350k€ en moyenne en travaillant deux fois moins que moi, alors forcément cette savoureuse sensation de les savoir de nouveau au travail est d'autant plus justifiée. Ayant poussé le bouchon trop loin, les voilà piégés par leur boulimie statutaire et financière. Ils se plaignent aussi de ne pas être assez nombreux. Forcément, à ce niveau de salaire... Il paraît aussi qu'ils sont stressés, les pauvres lapins. A leur place, je me sentirais plutôt reposé et rassuré sur mon avenir... Non ?
Nous avons prévu notre transhumance bi-annuelle le 22 décembre. Le gouvernement espagnol a évoqué la possibilité de prolonger l'état d'alerte au-delà du 15 décembre. Cela arrangerait bien nos affaires. S'ils pouvaient aussi déclarer l'alerte le jour du retour, ce serait sympa, merci bien. Mais c'est peut-être trop demander ?... Je suis stressé... Je vais me mettre en grève. Et elle sera sauvage aussi, là ! Ren-dez-nous nos-avions !(légende du dessin : "Le virus de la grève a déjà atteint l'aéroport... Comme tous les étés". "Vol annulé !" "Vol retardé !")
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