
A bon entendeur... cet article ne sert pour ainsi dire à rien, et ne comporte en aucun cas la touche poétique et émotionnelle de celui qui le précède.
Saint Valentin 2011 - 17h15
Je viens de m'accorder une pause WC au beau milieu de la lecture au combien fastidieuse d'un bouquin sur la culture du sucre et son rapport au pouvoir. Cela ne vous dit rien ? Of course not, il doit y avoir tout au plus dix personnes sur la planète que cela pourrait (éventuellement peut-être qui sait ?) intéresser. Toujours est-il que pour ne point m'endormir sur une soixantaine de pages d'un anglais pontifiant, l'absorption une certaine quantité de café était requise. Par le truchement d'une relation de cause à effet évidente, je me suis donc retrouvée aux toilettes, pressée de soulager un besoin physiologique qui a eu l'heur de troubler ladite lecture. Plongée dans un état de profonde perplexité dont seuls les séjours aux WC savent être cause, une pensée à la fois parfaitement inintéressante et censée m'est venue à l'esprit, tandis que je déroulais le papier toilette. Il n'y a jamais pénurie de papier dans ces toilettes. Où que j'aille sur le campus, je trouve systématiquement des toilettes propres et équipées. Qui en France n'a jamais ressenti gêne et exaspération à constater l'absence de substances hygiéniques dans les toilettes du lycée ou de la station service ? Au contraire, toute personne avertie commence par vérifier la présence de papier ou non avant de refermer le verrou. Et celle qui a l'infortune d'oublier cette étape cruciale se retrouve régulièrement à fouiller les poches de son jean dans l'espoir d'y dénicher un vieux paquet de mouchoirs en papier à moitié plein. Cette personne risque d'être moi, à mon retour, dans quelques mois.
L'abondance de papier toilette. Voilà encore, s'il en était besoin, une preuve de plus de l'efficacité à l'américaine.