vendredi 24 septembre 2010

En retard, très en retard



Cela fait longtemps, bien trop longtemps que je n'ai rien posté ici. Non pas qu'il ne se soit rien passé depuis deux, trois semaines, au contraire. Je cours après le temps, je m'éparpille et oublie de poser les mains sur le clavier pour autre chose que mes devoirs (eh oui, comme à l'école, j'ai des exercices notés dans mon cahier de textes à faire tous les soirs) ou de courts mails factuels aux objectifs purement administratifs et pratiques.
What happened?* De tout. La vie. Des jours, des nuits, des personnes. Et pas mal de boulot quelque part au milieu. Je me couche de plus en plus tard, me lève de plus en plus tôt et passe plus de temps à faire la conversation à mes compatriotes et non-compatriotes qu'à bouquiner mes livres scolaires. Conséquence : après de longues soirées à bavarder inlassablement, j'enclenche la sonnerie du réveil pour 7h du matin maximum, histoire de bosser une ou deux heures avant d'aller en cours. Spécialiste de la dernière minute. Je l'ai toujours été, et cela me convient plutôt bien, finalement. J'ai de toute façon une inaptitude totale au stress jusqu'à ce que je me retrouve au pied du mur pour les révisions. Ou plutôt, le stress ne suffit pas à me faire asseoir à mon bureau pour autre chose que de converser un peu plus avec d'autres, en mode virtuel cette fois. Un défaut ? Peut-être. En tout cas un inconvénient quand j'ai une centaine de mots de vocabulaire à retenir avec leurs définitions pour pouvoir décrire l'architecture du Parthénon et de son voisin romain le Panthéon. Rien que d'y penser, je baille aux corneilles. Jamais je ne m'étais endormie en cours avant que l'art grec ne vienne me chanter une berceuse.
Mais qu'importe, j'aime être ici, j'attends le froid avec impatience, les brises d'octobre qui transformeront le campus en un champ de couleurs automnales. Et il restera toujours le soir un ciel plein d'étoiles brillantes et d'une lune incandescente. Vivre au fin fond de nulle part a du bon.

* Que s'est-il passé ?

Photo : Cloister Hall, ma résidence

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