
26 août 2010
Deux jours pleins déjà que je suis là... Il se passe tellement de choses, de rencontres, que je ne sais pas par où commencer. Reprenons donc là où j’en étais restée. Levée à 7h30 mercredi, je me suis dépêchée de me rendre au centre international pour savoir ce qui m’attendait ces prochains jours. Kati Csoman, responsable des étudiants internationaux, m’a accueillie dans son bureau et donné les premières informations, l’essentiel étant qu’il y avait des pizzas pour le déjeuner à l’extérieur du bâtiment à 11h30. Avant qu’elle me reçoive, j’avais attendu quelques minutes assise dans un canapé à l’accueil. Trois personnes sont passées par là, et trois personnes m’ont immédiatement demandé : «Can I help you?*». La troisième fois, j’avais l’impression d’être un robot qui répétait le même discours, comme dans les magasins lorsqu’on dit, laconique, à un vendeur : «on s’occupe déjà de moi, merci». Toujours est-il qu’il n’y a pas mieux comme question pour se sentir accueillie. Tous les membres du staff de Juniata que j’ai rencontrés par la suite ont fait preuve de la même sollicitude, d’une même volonté sincère de rendre mon séjour aussi agréable que possible. Et la plupart d’entre eux se présentent en donnant directement leur prénom, ce qui crée une proximité immédiate et empreinte de simplicité. Aucun cérémonial, une bonne poignée de main suffit.
C’est dans le bureau de Kati que j’ai eu l’occasion de rencontrer des étudiants internationaux pour la première fois. Des Espagnols, au nombre de quatre, qui comme moi sont arrivés la veille, et une Allemande. Nos chemins se croiseront à nouveau au département sécurité, où l’on récupère son badge et la clé de sa chambre, et au département informatique, où - très important - on nous offre le moyen de nous connecter à Internet. La deuxième vague internationale arrivera au déjeuner, avec des Allemands, des Espagnols, des Anglais, des Chinois, des Mexicaines, Equatoriennes et j’en passe. Et puis des Français, tous de l’Institut Catholique de Lille, mais de filières et écoles différentes. En somme, beaucoup de prénoms à retenir et prononcer au mieux en peu de temps. Rien d’incontournable à signaler, le plus intéressant était à venir.
Après m’être mise vainement en quête d’un adaptateur secteur pour brancher mon ordinateur, je me suis rendue au département communication pour rencontrer non pas un, mais deux conseillers d’orientation assignés à mon cas. Sur place un quart d’heure en avance, assise dans un canapé à l’accueil, qu’arriva-t-il ? «Can I help you?»... Deux charmantes dames et professeurs passèrent et engagèrent la conversation, me donnant l’eau à la bouche concernant leur cours. C’était sans compter sur le programme que m’avaient concocté les deux conseillers. Je suis partie pour écrire pour le journal de l’école (et cela compte comme un cours !), étudier le cinéma allemand en allemand, la littérature de Tolstoï en russe (je n’y comprendrai goutte au début mais qu’importe), et j’ai demandé à suivre un cours plus théorique concernant les médias ou les sciences politiques ou que sais-je plutôt que d’apprendre à écrire pour le web. Il manque un cours lié à l’histoire de l’art pour que la Catho y trouve aussi son compte et le semestre pourra commencer. L’intitulé de mes études ici joint la communication et l’écriture. Et ils ont trouvé ça tout seuls, sans me connaître encore. Aucun doute, je suis entre de bonnes mains ! Et en plus, je les ai ravis tous les deux avec cette histoire de suivre un cours entièrement théorique. Mon côté franco-français, sans doute. J’imagine sans peine que les étudiants américains préfèrent la pratique, l’action, et j’ai informé monsieur Henderson et madame Cockett (charmant nom, n’est-il pas ?) qu’en France, on aime la réflexion, les intellectuels, et surtout les intellectuels aux moyens modestes. S’il y a bien une chose que nos deux cultures n’ont pas en commun, c’est le mépris de l’argent. Bref, en tout cas, toutes mes questions, suggestions ont été entendues et prises en compte, et mon emploi du temps sera remanié. Je suis bien sûr invitée à m’adresser à eux pour toute question que j’aurais sur... à peu près n’importe quoi. «If you need any help with anything...**». Quel doux refrain à mes oreilles. Le clou de la journée.
* «Puis-je vous aider ?»
** «Si vous avez besoin d’aide pour quoi que ce soit...»
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